Sarriette

Il existe deux espèces principales de sarriettes : elles appartiennent toutes deux au genre Satureja et à la famille des Lamiacées (labiées).

– la sarriette des jardins ou d’été : plante herbacée annuelle, ses tiges poilues portent des feuilles longues et étroites, de couleur vert vif. L’été, des fleurs blanches à rose pâle apparaissent. Cette variété possède un goût délicat et assez doux.

– la sarriette des montagnes ou d’hiver : celle-ci est une plante vivace, semi-persistante. La base de ses tiges ligneuses forme un petit buisson compact de feuillage vert sombre. Ses fleurs, situées uniquement à l’extrémité des branches, sont mauves. Elle est dotée d’un arôme puissant et piquant.

Les feuilles sont utilisées comme condiment depuis l’Antiquité, à la fois pour relever les grillades, les sauces et les légumes et comme aide à la digestion pour éviter les ballonnements et les gaz, d’où son nom allemand de Bohnenkraut ou herbe aux haricots.

C’est le condiment idéal pour tout ce qui est légumineux : les fèves, lentilles, petits pois, flageolets mais surtout les haricots.

Elle s’utilise pour tous les féculents : pommes de terre, riz, blé…

Elle s’associe très bien aux viandes, particulièrement les viandes « fortes » comme le gibier. Utilisez-la pour vos barbecues, elle est excellente sur les grillades ! On l’emploie beaucoup dans la cuisine du porc : pâtés, charcuterie, farces, etc.

Elle entre dans la composition de divers mélanges d’herbes, dont les herbes de Provence (thym, marjolaine, romarin, origan, sarriette) et le bouquet garni, façon allemande. En Bulgarie, elle est mélangée avec le thym, le basilic et la livèche. Au Moyen-Orient, elle entre parfois dans la composition du zahtar, un mélange de sumac, graines de sésame grillées, thym, marjolaine, etc., dont on assaisonne le pain avant la cuisson. Elle est également indispensable dans la sauce au raifort.

En assaisonner libéralement les rôtis, les volailles, les poissons et les grillades avant de les mettre au four ou sur le gril, et s’en servir dans les farces. C’est un assaisonnement traditionnel de la truite.



Conservation

Sarriette fraîche
Sarriette fraîche

Réfrigérateur : une ou deux semaines, enveloppée dans un tissu ou un essuie-tout humide.

Congélateur : la ciseler finement, la mettre dans le bac à glaçons, couvrir d’eau et congeler.

Sarriette séchée
Sarriette séchée

Déshydratation : suspendre les plantes dans un endroit chaud et sec, à l’abri de la lumière ou les mettre au déshydrateur ou dans un four réglé à basse température. Conserver au frais et au sec dans des bocaux opaques ou des pots de terre cuite.

Fer. La sarriette moulue représente une bonne source de fer pour l’homme. Les besoins de la femme étant plus élevés, elle ne représente qu’une source de fer pour cette dernière. Il est important de se rappeler que le fer contenu dans les végétaux est moins bien absorbé par l’organisme que le fer des produits animaux.

Manganèse. La sarriette moulue est une bonne source de manganèse pour la femme. Les besoins de l’homme étant plus élevés, elle ne représente qu’une source de manganèse pour ce dernier.

Calcium. La sarriette moulue est une source de calcium. Ce dernier est de loin le minéral le plus abondant dans le corps. Il est entreposé majoritairement dans les os, dont il fait partie intégrante. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles, dont le coeur.

Magnésium. La sarriette est une source de magnésium pour la femme, ce qui n’est pas le cas pour l’homme puisque ce dernier a des besoins plus élevés en ce minéral.

Vitamine B6. La sarriette est une source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse (fabrication) des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène.

Partagez sur:
Facebooktwittergoogle_pluspinterest
Merci !

Stéphane Gratton

Boucher d’expérience, a travaillé dans plusieurs chaines d’alimentation et dans des boucheries de quartier pour finalement s’établir à son compte en 2014 en achetant ce qui s’appelait Boucherie Chez Jacques établie dans le quartier Rosemont depuis plus de 50 ans.